Les permis plaisance

Nous ne parlerons ici que des « permis » plaisance, c’est-à-dire du domaine plaisance non-professionnel.

Le permis « plaisance »

Egalement appelé « côtier » ou plus anciennement permis « carte mer »

Privilèges :

Permet la conduite d’un bateau à moteur d’une puissance supérieure à 6 CV (4,5 Kw) jusqu’à 6 milles d’un abri (et non pas d’un rivage) de jour et/ou de nuit.
Permet également la conduite d’un VNM – véhicule nautique à moteur – encore appelé « jet ski » jusqu’à 2 miles d’un abri, de jour seulement.
Permet également l’utilisation d’une VHF, dans les eaux Française seulement. (Voir article sur la VHF)

Obtention :

1 partie théorique + 1 partie pratique

Théorie :

Examen sous forme de QCM, validée par l’administration.
30 QCM en 1H30 (dont des questions sur VHF). Pour être reçu 5 fautes maxi.

Pratique :

Formation validée par votre formateur à l’issue d’une formation de 2 heures mini à la barre + 1H30 de théorie de la pratique.

Commentaires :

Même si vous venez d’obtenir votre permis et donc le droit de piloter un jet, attention une petite expérience de pilotage sera certainement utile sur ces machines pour votre sécurité et celle des autres.
Attention aux pseudo bateau école proposant des pseudos formations à 99 €. A ce prix là vous achetez votre permis sans aucune formation. Un bateau école vous doit 5 heures de formation en salle minimum avec un formateur (et non pas 10 élèves devant un DVD) + 1H30 de théorie de la pratique (qui peut être réalisée en salle en collectif) + 2 H à la barre pour chaque élève (et en 2H on ne fabrique pas un Capitaine au long cours) … C’est la loi ! et il s’agit vraiment d’un minimum.
Il est indispensable de maitriser son embarcation et de connaitre les règles nécessaires pour une navigation sure et agréable. Certaines économies n’en sont pas.

L’extension «  hauturier » :

Comme son nom l’indique nous parlons d’une « extension ». C’est-à-dire qu’il faut déjà être titulaire du permis « plaisance » pour présenter le « hauturier ».

Privilèges :

Permet la navigation au-delà de 6 milles d’un abri.

Obtention :

Ici, pas d’épreuve «pratique » sur l’eau (c’est dommage) mais uniquement un examen écrit, en salle.
Sur cet examen, essentiellement des tracés sur carte, calcul de courant, de dérive, de marée.
Durée : 1H30
Il faut 10 / 20 pour être reçu.
Attention il faut minimum 7 points aux tracés de carte, sinon c’est éliminé !

Commentaires :

Le hauturier ne sera pas forcément utile que pour réaliser des transats ou grandes traversées mais bien tout autant pour savoir se situer et se diriger même à 2 milles des côtes, trouver la fameuse crique sympa ou savoir rentrer dans le brouillard. Il sera bien utile pour éviter les cailloux et autre haut fonds. Le GPS est un ami mais il ne fait pas tout, encore faut-il déjà avoir compris ce qu’il dit : alors bienvenue à l’examen hauturier. On voit rarement des cailloux à 20 milles.

Le fluvial :

Privilèges :

Permet la conduite d’embarcation de moins de 20 mètres sur le réseau fluvial.
A noter : Si votre bateau est immatriculé en mer il pourra aussi naviguer sur le réseau fluvial, les canaux etc… mais peut-être pas vous (le capitaine), sauf si ce Capitaine est titulaire du permis « plaisance » (pour la mer) et en plus du permis fluvial (pour le réseau fluvial).

Obtention :

1 partie théorique + 1 partie pratique

Théorie :

Examen sous forme de QCM, validée par l’administration.
30 QCM en 1H30 (dont des questions sur VHF). Pour être reçu 5 fautes maxi.

Pratique :

Pas de pratique supplémentaire si vous êtes déjà titulaire du permis « plaisance »
Ou le même type de pratique que pour le permis plaisance si vous n’êtes titulaire d’aucun permis bateau.